mercredi 28 novembre 2007

L'histoire du sous-marin de Troie


Je viens de revoir "Troie" en DVD et je me rends compte que le film a été réalisé par Wolfgang Petersen, qui est un réalisateur allemand passé à Hollywood. J'ai vu trois films de lui et on a du mal à imaginer que l'on a affaire à la même personne. D'abord, étant petit, j'ai vu de lui "L'Histoire sans fin", qui a été à la base de tout mon intérêt pour les films et les récits fantastiques. J'avais visité au cours d'un voyage en Allemagne (échange avec une correspondante allemande) les studios à Munich (Bavaria Studios) et c'était bien encore l'époque des effets spéciaux sans effets numériques (à part le fameux écran bleu qui peut d'ailleurs devenir vert si il y a un élement bleu dans les personnages) où il fallait des trésors d'imagination pour faire tout fonctionner et pas seulement "chauffer du silicium" sur l'équivalent animation de Photoshop. Entre parenthèses, signalons que les suites de ce film, le II et surtout le III (non réalisés par Petersen) sont des navets purs et simples, tellement mauvais que cela devient un divertissement à part entière de lire les commentaires assassins des spectateurs sur imdb.
Le deuxième film est "Das Boot" que j'ai emprunté à la biblio-vidéothèque de ma ville (qui n'a pas (encore) brulée). J'ai pris la version longue sans faire attention : 5 heures à suivre des nazis enfermés dans les quelques mètres carrés d'un sous-marin, une galère ? Et bien non, je ne me suis pas ennuyé un seul instant. C'est vraiment un film formidable, très éclairant sur la nature humaine. Et enfin "Troie" superproduction qui est tout le contraire du minimaliste "Das Boot", à la fois par l'aspect grandiose, la beauté des corps (Brad Pitt et Orlando Bloom nus ou en jupette pendant 2 heures, mesdames...), et la mécanique parfaitement prévisible (oui, je sais, on connait tous l'histoire, évidemment ça gache le suspens...). Il y a quand même quelques belles scènes notamment celle où Priam (Peter O'Toole) demande le corps d'Hector à Achille (Brad Pitt) - "I loved this boy from the moment he opened his eyes to the moment you close them" - ou quand Paris (Orlando Bloom) insiste pour qu'on brule ce cheval géant ridicule abandonné sur la plage face à Troie.
Bref, un réalisateur vraiment versatile qui sert le sujet qu'il doit traiter, sans vraiment laisser de touches personnelles. Finalement, le Spielberg de "Indiana Jones" à "La liste de Schindler" est un peu pareil même si sa personnalité semble plus marquée. Petersen s'oppose aux Tim Burton/Woody Allen/Jean-Pierre Jeunet dont on reconnait le style dès la première minute de film.

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